Révision des zones défavorisées simples : une source d’inquiétude

Dans le cadre des discussions actuelle relatives à la révision des zones défavorisées simples, j’ai rencontré à plusieurs reprises, les responsables du Ministère de l’Agriculture avec les représentants de la FDSEA et du CDJA des Pyrénées-Atlantiques ainsi que David HABIB, député de la 3ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

J’ai, de la même manière, alerté personnellement, Monsieur Stéphane TRAVERT, Ministre de l’Agriculture, afin de défendre notre territoire.

Les réponses qui m’ont été apportées à l’heure actuelle ne sont pas satisfaisantes même si elles interviennent dans un contexte contraint lié à la politique agricole commune.

Je regrette vivement que la réflexion sur ce nouveau zonage soit enfermée dans des critères techniques complétement déconnectés de la réalité des territoires et qui, à mon sens, vont à l’encontre de l’objectif fixé. Ce constat est d’autant plus vrai que, sur des critères naturels, prenant en compte les handicaps auxquels sont confrontées nos exploitations, la majeure partie de notre territoire serait classée.

J’appelle également nos représentants européens à être vigilants et à alerter, au niveau communautaire, sur les conséquences des décisions qui seront prises.

Conscient des conséquences néfastes que pourraient avoir les mesures prises sur l’avenir des exploitations agricoles situées dans notre département, si elles venaient à être exclues du futur zonage, je poursuis les discussions que j’ai d’ores et déjà engagées avec le Ministère afin d’obtenir des mesures simples, lisibles et pérennes pour notre agriculture.

La pérennité du monde agricole est une nécessité, il en va de la survie de nos territoires.

C’est pourquoi, j’étais hier, au rassemblement devant la Préfecture des Pyrénées-Atlantiques, avec nombre d’élus locaux, représentants des organisations professionnelles et agriculteurs pour défendre notre territoire.